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La tuerie de Cuers3 05/12/2011

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fin du reportage de la tuerie de cuers

La tuerie de Cuers2 05/12/2011

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La tuerie de Cuers 05/12/2011

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La tuerie de Cuers



Eric, 16 ans, lycéen à Toulon

Eric Borel est un adolescent de 16 ans. Il vit avec sa mère Marie-Jeanne, son beau-père, Yves Bichet, et son demi-frère, Jean-Yves, 11 ans dans un modeste pavillon du quartier des Aiguiers sur la commune de Solliès-Pont dans le Var. Son père naturel vit à Limoges mais Eric ne le voit que pendant les périodes de vacance. Au moment de sa naissance, ses parents sont tous deux militaires. Mais étant très jeunes ils se séparent et Marie-Jeanne se retrouve seule avec le bébé qu'elle confie aux parents du père. Elle le récupère quelques années plus tard, à la faveur d'un jugement accordant aux grands-parents un droit de visite. Le père verse régulièrement une pension alimentaire, en prenant soin de s'effacer. Marie-Jeanne, elle, rencontre Yves, et fait un deuxième enfant : Jean-Yves.


Au lycée professionnel Georges-Cisson de Toulon, Eric est plutôt un bon élève, discipliné et taciturne. Mais en cette rentrée des classes 1995 son comportement change radicalement. Lui, habituellement très discret et effacé se permet de siffler bruyamment la surveillante principale. Puis il se met à sécher deux fois son cours de gym. Lorsque son professeur lui demande s'il a un justificatif pour ces deux absences il répond simplement et d'un ton sec: "Non".

Au lycée, Eric se livre à quelques confidences. Il dit qu'il en a marre de sa famille de Solliès-Pont, marre de faire la vaisselle, de vider les poubelles ; marre de se faire traiter de tous les noms. "J'en tuerais bien deux ou trois" lance-t-il un jour à un de ses camarades.

Folie meurtrière

Mais ce samedi 23 septembre 1995 tout bascule et ses paroles se transforment en actes. En début d'après-midi il s'empare de la carabine 22 long rifle de son beau-père qui lui a appris à tirer avec et le tue ainsi que son demi-frère. Puis, il abat sa mère alors qu'elle revient de la messe. Avant de quitter la maison il s'acharne à coup de marteau sur les trois corps sans vie. Ensuite il nettoie les traces de sang et cache les cadavres sous des draps.

S'en suit une nuit de errance dans la campagne environnante de Solliès-Pont. Au petit matin Eric se rend au village voisin de Cuers distant de quelques kilomètres. A 7 heures 30 il sonne à la porte de son camarade de classe Alan. C'est sa mère qui ouvre. Il lui demande d'aller réveiller son ami. Intriguée par cette visite si matinale, elle demande des explications à son fils. Il lui répond : " Tu sais, il a des problèmes, il a besoin de parler". Les deux adolescents discutent longuement dans le jardin. Refusant visiblement une proposition se son camarade, Alan se retourne pour rentrer chez lui. Eric sort alors la carabine de son sac et tire une balle dans le dos d'Alan qui s'écroule, très grièvement blessé (Transporté d'urgence à l'hôpital, il est déclaré cliniquement mort quelques heures plus tard).

A partir de cet instant, Eric marche et tire sur tous les passants qu'il croise au hasard des rues de Cuers. A l'entrée du village il tue un homme, puis tire sur un couple résidant dans un lotissement du sud de la commune. Le mari est tué, la femme est blessée. Deux frères croisant sa route sont blessés par balles. Quelques minutes plus tard il blesse mortellement un garçon de son âge, Pascal Moustaki. Eric tue ensuite un maçon marocain, père de cinq enfants, Mohamed Maarad. Arrivé près de la grande place du village, il tue une femme de 75 ans, Andrée Poletta. Puis, devant le café du Commerce, c'est au tour de Mario Pagani, un marchand de vêtements de 75 ans, de tomber sous les balles de l'adolescent. Eric va encore tuer deux personnes venues retirer des billets au guichet automatique de la Caisse d'épargne sur la place du village, puis un homme passant à proximité.

En une trentaine de minutes il va blesser ou tuer seize personnes sans que personne ne puisse l'arrêter dans sa folie meurtrière. Parmi les blessés, figurent notamment un autre camarade de classe d'Eric et un journaliste de Nice-Matin venu couvrir une course cycliste.

Fin du carnage

Finalement, alors que les gendarmes s'apprêtent à le neutraliser devant son collège, Eric met fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête. Il meurt sur le coup.

Tentatives d'explications

Les témoins du drame racontent qu'Eric agissait de manière froide et extrêmement calme, allant même jusqu'à revenir sur ses pas pour achever un homme blessé à la jambe. Lors de leur enquête, les gendarmes découvrent dans la chambre d' Eric une croix gammée et un sigle SS dessiné entre des posters de hard-rockers et de voitures. En outre ils apprennent qu'il se passionnait pour les livres sur la seconde guerre mondiale et qu'il possédait une cassette vidéo consacrée à la secte Waco. Au collège c'est l'abattement. Bien qu'il était un adolescent très renfermé sur lui-même personne n'aurait imaginé qu'il soit capable d'un tel geste. Son professeur principal déclare à son sujet: "C'était quelqu'un de gentil ; on pensait qu'il était en train de s'ouvrir". Au total quinze personnes périront à la suite de cet accès de folie, le dernier blessé succombant en mars 1996, sans que l'on puisse réellement expliquer les raisons de ce drame

L’Affaire de Bruay-en-Artois 05/12/2011

L’Affaire de Bruay-en-Artois
L’Affaire de Bruay-en-Artois
L'Affaire de Bruay-en-Artois
est une affaire criminelle française très médiatisée dans les années 1970. Après la découverte, le 6 avril 1972, du corps de Brigitte Dewèvre, une fille de mineur de seize ans, le juge d'instruction de Béthune, Henri Pascal, met en examen un couple de notables, le notaire Pierre Leroy et sa maîtresse Monique Béghin-Mayeur, tous deux présents aux alentours des lieux du crime au moment des faits. Leur appartenance à la bourgeoisie transforme l'affaire criminelle en affrontement social. Après trois mois de prison, Pierre Leroy est libéré. Le juge est mis en cause par les avocats des accusés et sera finalement dessaisi. Un ancien camarade de classe de Brigitte Dewèvre avoue avoir assassiné la jeune fille avant de se rétracter. Faute de preuve matérielle, il sera libéré. L'affaire fut classée sans suite et le crime fut prescrit en 2005.

Les faits

En 1972 à Bruay-en-Artois (renommé Bruay-la-Buissière en 1987), des enfants découvrent le corps d'une jeune fille assassinée, âgée de quinze ans et demi, et nommée Brigitte Dewèvre. Elle a été étranglée avec un lien souple vraisemblablement un foulard, déshabillée en partie, trainée dans un terrain vague et frappée violemment avec un objet tranchant derrière la tête. C'est son petit frère prénommé Philippe, alors âgé de douze ans, qui a fait la macabre découverte. Le juge Henri Pascal, surnommé « le petit juge » et qui est saisi de l'affaire, inculpe le notaire Pierre Leroy sur le motif suivant: "Un faisceau de présomptions graves et concordantes", suite aux explications évasives de l'intéressé au sujet de son alibi et de sa présence aux alentours des lieux du crime au moment des faits. Il sera relâché le 18 juillet 1972 après plus de trois mois d'incarcération. Cinq jours plus tard, Henri Pascal inculpe et fait incarcérer Monique Mayeur, la maîtresse de Pierre Leroy, dont les explications fournies lors de son audition comportent des versions contradictoires de son emploi du temps. Le juge considère alors son alibi comme plus que douteux. Le 20 juillet, les avocats de Pierre Leroy obtiennent le dessaisissement du dossier de l'instruction du juge Pascal sur décision de la Cour de Cassation. Le 31 juillet 1972, Monique Mayeur est libérée de prison à son tour. Le dossier sera cette fois confié au juge Jean Sablayrolles, un magistrat parisien. Le 18 avril 1973, plus d'un an après les faits, Jean-Pierre Flahault, âgé de 17 ans, orphelin perturbé et ancien camarade de Brigitte Dewèvre, avouera aux autorités être l'auteur de cet assassinat. Il prétendra alors détenir les lunettes de Brigitte. On retrouvera bien des lunettes à son domicile, mais ni la mère de la victime, ni son opticien ne les identifieront comme appartenant à Brigitte. Jean-Pierre Flahault sera jugé et innocenté en première instance en juin 1975, rejugé sur appel du procureur à Paris en 1976, et relaxé au bénéfice du doute. L'affaire sera classée sans suite en 1981 et le crime prescrit en 2005.


Joseph Vacher 05/12/2011

Joseph Vacher, né à Beaufort (Isère) le 16 novembre 1869, et mort guillotiné à Bourg-en-Bresse le 31 décembre 1898. Surnommé le « Jack l'Éventreur du Sud-Est » par la presse, il est considéré comme l'un des premiers tueurs en série français reconnu par la justice, auteur présumé d'une trentaine d'assassinats dont l'égorgement d'au moins 20 femmes et enfants mutilés et violés, condamné à mort pour douze meurtres et guillotiné.

Né dans une famille nombreuse de cultivateurs de l'Isère, puisqu'on dénombre pas moins de 15 frères et s½urs, Vacher est élevé dans une atmosphère teintée de mysticisme et de superstitions alimentée par sa mère, femme très dévote, régulièrement en proie à des visions et autres apparitions.

Enfant, le jeune Joseph se montre d'un caractère sournois et cruel, aimant souvent torturer les animaux. Il est aussi parfois pris de crises de démences durant lesquelles il brise tout ce qui est à sa portée. Également violent et doué d'une force surprenante, il n'hésite pas à frapper ses frères et s½urs (même les plus âgés), se montrant tout aussi brutal avec ses camarades d'école.

Puis, il commence à travailler à 14 ans lorsque sa mère meurt et débute vraisemblablement peu après sa carrière criminelle : le viol et le meurtre dans une grange de Joseph A., un enfant de dix ans, à Eclose en Isère (dix années plus tard, on soupçonnera Vacher d'en avoir été l'auteur, ainsi que trois ou quatre crimes qui suivront et qui ne seront jamais élucidés, car il se trouvait dans la région à l'époque des meurtres).

En 1888, il travaille dans une brasserie de Grenoble et fréquente les prostituées. Il contracte alors une maladie vénérienne qui l'amène à subir une intervention chirurgicale à Lyon durant laquelle on lui enlève une partie des testicules. Cette opération castratrice va le traumatiser.

Lors de son service militaire, il est envoyé le 15 novembre 1890 au 60e régiment d'infanterie de Besançon où il reste jusqu'en 1893. Durant sa période militaire, il subira des brimades et « bizutages » de la part de ses camarades plus anciens. Ces derniers, ainsi que ses supérieurs le décrivent comme psychiquement troublé, atteint d'idées noires et de délire de persécution. Bien que classé quatrième de sa promotion à l'école des élèves caporaux, il est néanmoins éliminé, car « inapte au commandement », selon les sergents-instructeurs, ce qui suscite chez lui une nouvelle source d'amertume et de colère. Pour protester contre cette injustice, Vacher tente de se trancher la gorge et est envoyé à l'infirmerie, où il subit son premier examen mental. Le colonel venu lui rendre visite, l'interroge. L'ayant jugé apte au grade de caporal, il lui accorde finalement son galon. Une fois sorti de l'infirmerie, Vacher montre une aptitude certaine au commandement, même s'il est trop autoritaire. Ses qualités lui permettent d'être rapidement nommé sergent.






C'est durant cette période également qu'il rencontre à Besançon une jeune cantinière Louise Barrand. En 1893, libéré de la vie militaire, il la rejoint à Baume-les-Dames et la demande en mariage le 25 juin 1893. Face au refus de cette dernière qui est tombée amoureuse d'un autre soldat, il tire sur elle 3 coups de revolver (elle n'est que blessée) avant de tenter de se suicider en se tirant deux balles dans la tête : l'une d'elle pénètre par l'oreille droite et provoque la surdité totale de ce côté ainsi qu'une paralysie du nerf facial droit. De cet incident Joseph Vacher aura presque toujours la tête couverte d'un bonnet. Il est révoqué de l'armée dans l'attente de son procès.

Considéré comme irresponsable car psychiquement atteint (crises de paranoïa, hallucinations), il passe plus de six mois à l'asile de Dole, dans le Jura, où il est fort peu soigné. Il tente en outre à de multiples reprises de s'en échapper. Libéré car considéré guéri, il passe par des crises de folie meurtrière au cours desquelles il viole, éventre, mutile des bergers et des bergères, en majorité des adolescents (premier meurtre avoué d'Eugénie Delomme le 19 mai 1894), ne prenant même pas la peine de dissimuler les cadavres. Pendant 3 ans, il échappe à toute enquête en se déplaçant beaucoup (jusqu'à 60 km par jour à pied), le vagabond vivant de petits boulots de ferme en ferme.

Il traverse ainsi la France, de la Normandie au Tarn, via la Bourgogne et la vallée du Rhône, tuant et violant impunément pendant trois ans. Il est arrêté en flagrant délit d'« outrage aux bonnes m½urs » le 4 août 1897 à Champis (Ardèche) en tentant d'agresser une fermière, Mme Plantier : il s'était jeté sur elle, armé de son couteau. Celle-ci est sauvée par son mari (aidé de deux autres personnes) alerté par les cris de son épouse. Il est alors condamné à 3 mois de prison, mais le juge d'instruction local remarque que son physique correspond parfaitement au signalement de l'« Éventreur du Sud-Est » (surnommé aussi par la presse le « tueur de bergers ») recherché par le Juge d'instruction Émile Fourquet qui vient de prendre ses fonctions en avril 1897 à Belley dans l'Ain, alors que son emprise et ses errances passent pour l'essentiel par le nord-est de la France, la région du Rhône et de l'Ain. Il est donc conduit auprès de Fourquet par deux gendarmes. Le juge, en réalisant de grands tableaux décrivant tous les crimes similaires, se révèle comme un des premiers profileurs français.

Jugé dans une certaine hâte et sans tenir compte de ses graves antécédents médicaux (empoisonnement suivi d'une typhoïde), il est condamné à mort pour douze meurtres à l'âge de 29 ans seulement. On dit que la mort de son frère jumeau, alors qu'il avait un mois, a pu avoir un lien psychologique avec ses attitudes (volonté de tuer son double, ou bien croire que son double tuait et violait, orchestrait en quelque sorte l'esprit de Joseph Vacher). On peut le soupçonner d'au moins 31 viols (souvent post mortem) et meurtres au total, homicides qui pour la plupart étaient empreints d'une infinie violence (étranglement, membres ou tête coupés, séquelles physiques gravissimes). Il violait souvent ses victimes et a semblé avoir une prédilection pour les jeunes garçons de 13 ou 14 ans.

Le 28 octobre 1898, il est condamné à mort par les assises de l'Ain. Il est guillotiné à Bourg-en-Bresse le 31 décembre 1898 par le bourreau Louis Deibler (dont ce fut la dernière exécution, sa démission devenant effective le 2 janvier suivant).



Les crimes avoués par
Joseph Vacher
Joseph Vacher
Joseph Vacher
Joseph Vacher

20 mai 1894, Beaurepaire (Isère), Eugénie Delhomme 21 ans, assassinée puis violée.
20 novembre 1894, Vidauban (Var), Louise Marcel 13 ans, fille de fermier, assassinée.
12 mai 1895, Étaules, lieu-dit « Le bois de chêne » route 71 (Côte-d'Or), Augustine Mortureux 17 ans, assassinée.
24 août 1895, Saint-Ours (Savoie), Dame veuve Morand 58 ans, assassinée puis violée.
31 août 1895, Bénonces (Ain), Victor Portalier 15 ans, berger, assassiné puis violé.
22 septembre 1895, Truinas (Drôme), Aline Alaise 13 ans, assassinée.
29 septembre 1895, Saint-Étienne-de-Boulogne (Ardèche), Pierre Massot-Pelé 14 ans, berger, assassiné puis violé.
10 septembre 1896, Busset (Allier), Marie Mounier 19 ans, assassinée.
1er octobre 1896, Varennes-Saint-Honorat (Haute-Loire), Rosine Rodier 14 ans, bergère, assassinée.
mai 1897, Tassin-la-Demi-Lune (Rhône), Claudius Beaupied 14 ans, vagabond, assassiné.
18 juin 1897, Courzieu-la-Giraudière (Rhône), Pierre Laurent 18 ans, berger, assassiné puis violé